Prêt à taux zéro 2026 : conditions, plafonds et montant PTZ
Le PTZ finance sans intérêts une partie de votre première résidence. Conditions 2026, plafonds de ressources, quotités et montant maximum, expliqués simplement.

Le prêt à taux zéro (PTZ) 2026 est un crédit sans intérêts qui finance une partie de votre première résidence principale, réservé aux primo-accédants dont le revenu fiscal de référence reste sous un plafond. Depuis la réforme du 1er avril 2025, il couvre tous les logements neufs, appartements comme maisons, sur l'ensemble du territoire, et il reste ouvert jusqu'au 31 décembre 2027. Le montant accordé dépend de votre zone, de vos revenus et du nombre de personnes dans le foyer. Il atteint 180 000 € dans les cas les plus favorables, mais il ne se suffit jamais à lui-même : il complète un prêt immobilier classique. Voici les conditions, les plafonds de ressources et le calcul du montant du PTZ pour 2026.
Qu'est-ce que le prêt à taux zéro en 2026 ?
Le PTZ est un prêt immobilier sans intérêts et sans frais de dossier, accordé par une banque qui a signé une convention avec l'État. Vous remboursez exactement la somme empruntée, pas un euro de plus. Sa durée va jusqu'à 25 ans. Une limite de principe : il ne finance pas la totalité de l'achat. Il vient toujours en appui d'un prêt principal, et le plus souvent d'un apport personnel.
L'avantage est simple à chiffrer. Sur 60 000 € empruntés à taux zéro plutôt qu'à 3,5 % sur vingt ans, l'économie d'intérêts dépasse 20 000 €.
Qui peut bénéficier du PTZ 2026 ? Les conditions
La règle tient en une phrase : le prêt à taux zéro est réservé aux primo-accédants. Concrètement, vous ne devez pas avoir été propriétaire de votre résidence principale au cours des deux années qui précèdent l'offre de prêt. Vous pouvez donc déjà avoir possédé un bien locatif ou une résidence secondaire et rester éligible.
Deux situations échappent à cette condition d'ancienneté. La première concerne les personnes en situation de handicap : titulaire d'une carte mobilité inclusion mention invalidité, bénéficiaire de l'allocation adulte handicapé ou de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé. La seconde vise les personnes dont le logement est devenu inhabitable après une catastrophe. Dans tous les cas, le bien financé doit devenir votre résidence principale, celle que vous occupez la majeure partie de l'année.
Plafond de ressources PTZ 2026 par zone
Pour vérifier les conditions de ressources, l'administration retient le revenu fiscal de référence de l'année N-2, soit vos revenus 2024 pour une demande déposée en 2026. On additionne le revenu de toutes les personnes qui occuperont le logement, et ce total doit rester sous le plafond fixé selon votre zone et la taille du foyer.
| Personnes dans le logement | Zone A | Zone B1 | Zone B2 | Zone C |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 49 000 € | 34 500 € | 31 500 € | 28 500 € |
| 2 | 73 500 € | 51 750 € | 47 250 € | 42 750 € |
| 3 | 88 200 € | 62 100 € | 56 700 € | 51 300 € |
| 4 | 102 900 € | 72 450 € | 66 150 € | 59 850 € |
| 5 | 117 600 € | 82 800 € | 75 600 € | 68 400 € |
| 6 et plus | 132 300 € | 93 150 € | 85 050 € | 76 950 € |
Ces plafonds, en vigueur en 2026, sont fixés par l'article D31-10-3-1 du code de la construction. Plus la zone est tendue, plus le plafond est élevé, parce que les prix de l'immobilier y sont plus hauts.
Comment connaître votre zone PTZ ?
Le zonage A, A bis, B1, B2 et C classe chaque commune selon la tension de son marché immobilier. C'est lui qui détermine à la fois votre plafond de ressources et le coût maximum retenu pour le calcul. Un simulateur officiel de zonage est disponible sur service-public.fr : vous tapez le nom de votre commune et vous obtenez sa zone en quelques secondes.
Quel montant pour votre PTZ ? Quotités et plafonds
Le montant du PTZ se calcule en deux temps. On retient d'abord le coût de l'opération, dans la limite d'un plafond qui dépend de la zone et du nombre d'occupants : par exemple 202 500 € pour un couple en zone B1, ou 360 000 € pour un foyer de cinq personnes en zone A. On applique ensuite une quotité, c'est-à-dire un pourcentage de ce coût, qui baisse à mesure que vos revenus montent.
Pour un logement collectif neuf, la quotité va de 50 % pour les ménages les plus modestes (tranche 1) à 20 % pour la tranche 4. Pour une maison individuelle neuve, elle est plus basse, de 30 % à 10 %. Cette différence est voulue par le législateur, qui oriente le dispositif vers l'habitat collectif. Au maximum, le PTZ atteint 180 000 €, soit 360 000 € de coût retenu multiplié par 50 %.
Le PTZ ne remplace pas votre prêt principal
Le prêt à taux zéro réduit le coût du crédit, il n'augmente pas ce que la banque accepte de vous prêter. Votre enveloppe globale dépend surtout de vos revenus et du taux d'endettement de 35 % retenu par les banques. Avant de viser un bien précis, estimez d'abord votre capacité d'emprunt selon votre salaire, puis ajoutez les frais de notaire au plan de financement. Le PTZ s'insère ensuite dans ce montage pour alléger la note.
Neuf ou ancien : ce que le PTZ finance en 2026
Depuis avril 2025, le neuf est éligible partout : appartement en VEFA, immeuble collectif, maison individuelle, sur tout le territoire. L'ancien suit une autre logique. Il n'ouvre droit au PTZ qu'en zone détendue (B2 et C) et à condition de réaliser des travaux d'amélioration, en particulier énergétique, pour une part significative de l'opération. L'achat du logement social que vous occupez ou un bail réel solidaire restent aussi éligibles.
Un point utile pour un projet de rénovation : le PTZ peut désormais se cumuler avec MaPrimeRénov' pour une rénovation d'ampleur. Ce dispositif connaît toutefois des restrictions de dossiers début 2026, donc vérifiez son état avant de boucler votre plan.
Durée de remboursement et différé du PTZ
Le remboursement s'étale en général sur 20 à 25 ans. L'originalité du PTZ est le différé : selon votre tranche de revenus, vous pouvez ne rien rembourser sur ce prêt pendant 2 à 10 ans, parfois jusqu'à 15 ans. Pendant cette première période, vous remboursez votre prêt principal, puis le PTZ prend le relais. Les ménages de la tranche 1 profitent du différé le plus long, ce qui allège les premières années, souvent les plus serrées après un achat.
Reste à garder un œil sur le budget. Un différé repousse l'effort, il ne le supprime pas. Suivre ses mensualités et son reste à vivre mois après mois évite les mauvaises surprises quand la seconde période démarre. C'est précisément le type de suivi pour lequel Moniflow a été pensé : un budget clair, sans connexion bancaire.
Questions fréquentes sur le prêt à taux zéro 2026
Qui peut bénéficier du prêt à taux zéro en 2026 ?
Tout primo-accédant dont le revenu fiscal de référence N-2 reste sous le plafond de sa zone, qui n'a pas été propriétaire de sa résidence principale depuis deux ans, et qui achète pour y habiter. Les personnes en situation de handicap et les victimes de catastrophe échappent à la condition des deux ans.
Quel est le montant maximum du PTZ en 2026 ?
180 000 €. Ce plafond est atteint pour un foyer nombreux en zone A relevant de la tranche de revenus la plus basse. Dans la plupart des cas, le montant réel est nettement inférieur, car il dépend du coût retenu et de la quotité.
Peut-on avoir un PTZ pour une maison individuelle neuve ?
Oui, depuis le 1er avril 2025 et sur tout le territoire. La quotité y est plus faible que pour un logement collectif, de 30 % à 10 % contre 50 % à 20 %, donc le montant accordé est en général plus modeste pour une maison que pour un appartement.
Le PTZ finance-t-il l'achat à 100 % ?
Non. Il ne couvre qu'une partie de l'opération et doit obligatoirement être complété par un prêt immobilier classique, souvent avec un apport. C'est un coup de pouce sur le coût du crédit, pas un financement complet.
Quels revenus sont pris en compte pour le PTZ 2026 ?
Le revenu fiscal de référence de l'année N-2, additionné pour toutes les personnes qui occuperont le logement. Pour une demande en 2026, ce sont vos revenus de 2024 qui comptent.
Le prêt à taux zéro reste l'aide la plus directe pour un premier achat, à condition de vérifier votre zone, votre plafond de ressources et la quotité avant de signer. Une fois le crédit en place, le vrai sujet devient la gestion au quotidien : mensualités, charges fixes et épargne. Créez votre compte Moniflow pour suivre votre budget après l'achat, sans connexion bancaire et avec vos données chiffrées hébergées en Europe.
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